Ainsi va la vie qui va

Sans vous, je suis un crapet sans soleil

08 juin 2008

Le jeu des titres / Prise 3

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Cette histoire étant digne d'un feuilleton d'après-midi, j'ai décidé d'y ajouter encore plus de ressemblances en la créant en 3 parties...  Vous serez donc obligé de revenir pour connaitre la suite, comme tout bon soap qui se ressemble!

Titre de la semaine et du jeu : Mon voisin d'en face (idée géniale proposée par mon moi-même profond!)

Pierrette était une voisine tout à fait banale. Elle avait été mariée pendant plus de 15 ans avec le même homme jusqu'à cette journée fatidique où tout son univers bascula. Maurice, son cher mari eu un accident de voiture terrible qui l'a laissa veuve et sans enfant il y a maintenant 3 ans. Heureusement pour elle, la pension de celui-ci lui permettra de vivre le reste de ses jours au dessus de la moyenne tout en n'ayant pas à se trouver un travail.

Notre veuve épleurée vivait dans une petite ville très classique. Lorsque j'allais la visiter, sa maison était toujours d'une propreté exemplaire. Votre chère narratrice devrait d'ailleurs prendre un peu plus exemple sur elle. L'activité préférée de notre chère Pierrette était évidemment le pottinage. Tout ce qui se passait sur la rue, elle le savait. Si vous voulliez des renseignements sur un quelcquonque individu, c'était simple :  vous alliez sonner à sa porte avec des chocolats et vous vous invitiez à prendre le thé. Tout le monde la respectait sur la rue. Après tout, une personne comme elle pouvait devenir facilement notre pire enemie lorsqu'on avait quelque chose à cacher... Et oui, elle excellait aussi dans l'art du chantage.

Et par une belle journée de mai, tout l'univers de notre petite ville chamboula par l'arrivée de notre nouveau voisin...

À suivre...

Suite en date du 10 juin 2008

Un matin, Huguette se leva très tôt pour faire sa tournée du quartier. C'est alors qu'elle remarqua que la maison d'en face n'était plus à vendre. Tous ses sens en alerte, elle se dirigea chez elle, sortie ses jumelles et s'installa confortablement dans son salon, les rideaux tirés afin qu'on ne la voit pas. Cette semaine-là, elle n'apprit pas beaucoup de choses sur ce déménagement soudain et sur le curieux individu qui était son nouveau voisin.

Tout d'abord, toutes les voisines tombèrent sous son charme. Il conduisait une moto et avait un air mystérieux. Un type un peu bum, mais toujours bien rasé et très musclé. Le voisin était plutôt taciturne et malgré tous les efforts de Pierrette et de toutes ses voisines gloussantes, personne n'arriva à se faire inviter à l'intérieur. Ce genre d'individu ne plait évidemment pas à notre commère de première. Pour commencer, elle ne peut pas le faire chanter et encore moins en savoir plus que sur l'entretien de son jardin...

C'est vers les environs de 4h30 du matin, quelques semaines plus tard, qu'un bruit de détonation réveilla tout le quartier. Pierrette fut la première à sa fenêtre avant même d'appeller la police. Le quartier s'anima en une vitesse folle. Avec toutes les lumières des voitures de polices, d'ambulance et des pompiers, on aurait pu croire à une grosse fête vu de l'extérieur. Pourtant, malgré cette apparence, personne ne s'amusait dans le quartier... sauf Pierrette. Pierrette jubilait à l'intérieur! Enfin quelque chose arrivait! On venait de trouver son voisin d'en face, assassiné, d'une balle dans la tête...

Suite et fin en date du 20 juin 2008

Les semaines qui suivirent furent mouvementées dans le quartier. Les gens avaient peurs et restaient enfermés. Pierrette ne réussit pas à trouver aucune information sur ce meurtre. Pourtant, elle ne s'empêcha pas lancer de fausses rumeurs afin de se créer une petite importance dans cet évênement.

C'est deux mois plus tard qu'on vint arrêter Pierrette. Les rumeurs disaient qu'elle est accusée de chantage envers un tierce voisin, Gérald. Ce dernier était un ancien agent de police et il semblerait qu'il a beaucoup de squellettes dans son placard. Pierrette avait découvert ses secrets et elle se faisait un plaisir de le faire chanter comme on s'en doute.

On découvrit le fond de l'histoire beaucoup plus tard. Tout ça a commencé par une fouille de la maison de notre commère et l'histoire finit dans les journaux à scandales. Voyez-vous, Pierrette avait réussi à savoir que Gérald n'était pas complètement à la retraite et qu'il avait comme mission de protèger des délateurs. Notre mort était un ancien motard qui faisait partie du programme de protection des délateurs.

Mais le plus croustillant de l'histoire est que Pierrette était l'ex femme d'un motard important. Et oui, il était vraiment mort dans un accident de voiture, mais causé par une bombe. Et le pire, c'est que le nouveau voisin était complice de toute cette histoire.

Pierrette prit donc une arme un soir et entra dans la maison du voisin. Elle l'assassinat de sang froid malgré les supplications et les explications de la victime.

Mais qui sait au fond le vrai, le pourquoi et le comment de l'histoire. Comment Pierrette arrivait-elle à avoir autant d'informations sur les gens?

Définitivement, même dans un quartier qui semble normal, il y a de drôle de voisins...  Sans Pierrette pour me faire chanter, je peux enfin vivre en paix sans avoir peur de répercussions de mes actes sur le comportement de ma meurtrière préférée!

Posté par mehandre à 20:26 - Jeu des titres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2008

Le jeu des titres / Prise 2

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Titre de la semaine et du jeu : Quand la guidoune fait le motton y a du brasse-camarade

Une jeune est sur le coin de la rue. Nous sommes au beau millieu de la nuit. Elle n'a plus un rond pour prendre le taxi et elle a bien hâte de rentrer à la maison. Elle attend l'autobus

Je suis sur le coin de la rue. Je n'aime pas trop me promener la nuit alors je regarde un peu partout, un peu insécure. Je viens d'un petit coin de banlieue et toutes ces lumières et cette animation m'impressionnent et m'intimident, bien que je ne veux pas me l'avouer.  Une dame titubante s'approche de moi et m'aborde d'un drôle d'air...

- S'cuse-moi, c'est que t'es à mon spot!!!

-Excusez-moi madame, mais je suis là depuis au moins 10 min et je suis arrivée bien avant vous, alors si vous pensez entrer dans l'autobus ava....

-Niaise-moi pas ma ptite criss...

La dame est impressionnante, mais elle semble dans un état tellement second, qu'elle titube et j'ai l'impression qu'un coup de vent pourrait la faire tomber.

-... Je vais appeller mon pimp tu vas voir...

-Quoi??? Un pimp???  L'illumination se fait dans ma tête. Mais madame, j'attends vraiment l'autobus!

- Ben va donc "l'attendre" plus loin dit la dame avec un drôle de clin d'oeil

Je ne suis pas tellement obstineuse alors je décide d'aller l'attendre a un endroit ou on ne me voit pas de la rue. Je ne serai pas trop "un obstacle" à son travail.

Je suis un peu plus loin, sous un arbre et je n'ai plus le spot light de la rue sous moi. La fille de joie me regarde toujours d'un regard assassin. Vous pouvez vous moquer, je ne suis qu'une banlieusarde innocente qui ne l'a jamais vu venir et probablement que cette dernière doit me trouver épaisse en cibole (pour employer ses mots). Pourtant, j'ai beau la regarder de la tête au pied, je ne vois pas "pute" écrit dans son front. Elle a un habillement plutôt normale et pas du tout tape-à-l'oeil. Dans mon univers de petite fille à papa, les prostituées s'habillent en latex et en mini jupe. Voullez-vous bien m'expliquez ce que je ne comprends pas quelqu'un???

Ohhh et voilà, la dame embarque en me faisant un signe des doigts du genre : je t'ai à l'oeil ma p'tite, je ne t'oublie pas.

Une belle auto de luxe, c'est assez impressionnant. C'est une mince consolation pour une personne qui ne verra jamais ce genre de luxe.

Bon, je retourne à mon arrêt d'autobus. Après tout, l'auto est hors de vue maintenant.

[Bruit de klaxon]

Qu'est-ce qui me veut ce gars là... Non j'embarquerai pas ...

[doigt d'honneur]

Pfff,  c'est insultant. Je n'ai pas l'air de ça... quand même. Tu ne vois pas d'après mes vêtements que je viens quand même d'un meilleur endroit...  Comme si j'ai l'air de "ça". Eurk

Putain d'autobus... Arrive... Là, j'ai franchement peur...

Mais qu'est-ce que c'est que ça? J'ai mon voyage! L'hystérique a oublié sa sacoche... Eurk, j'ai même pas de gants pour toucher à ça. Ok ok, je l'a ramasse, mes parents m'ont bien élevé quand même.

C'est un peu ironique. Si elle avait pas mis autant d'énergie à me tuer mentalement, elle n'aurait pas perdue ses cochonneries... Bon le portefeuille...  pas de carte d'identité... ... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ... Oh my god... y doit avoir au moins         50 000$ là dedans. Wouhou! J'appelle le taxi... Non mais, tsé, pas conne la fille. Je vais pouvoir aller magasiner demain!Mes parents sont trop gratteux pour me donner plus que 30$ par semaine pour mes dépenses. C'est payant être pute!

Les apparences sont souvent trompeuses. La prostituée pas sexy. La riche gosse qui n'est finalement pas si bien élvée et voleuse de surcrois... La guidoune, n'est pas toujours celle que l'on croit... La fille de joie sans domicile fixe ne peut pas ouvrir de compte en banque sans preuve de résidence. Sa vie et sa misère des 15 dernières années se trouvaient dans sa sacoche guénille. Un jour prochain, elle partait se faire une nouvelle vie avec cet argent.

Quand la guidoune fait le motton y a du brasse-camarade. Et la guidoune n'est pas toujours celle que l'on croit.

La vie n'est pas juste. Personne n'a jamais affirmer le contraire. Mais pour les gens qui aiment que les histoires se terminent bien, voici deux hypothèses pour cette fin d'histoire :

-La jeune se fait menacer le lendemain par le pimp et rend l'argent. Ce n'est pas difficile retrouver une gosse de riche, surtout avec des contacts! Il ne prend  que 10% du montant  en commission pour ses services, puisque sa pute est payante en cibole et il ne veut pas perdre un bon vendeur.

-La jeune meurt d'un accident de taxi  en allant chez elle. Par un curieux hasard, la prostituée est dans le motel juste en face et récupère son argent avant que la police arrive sur les lieux.

Bref... Ainsi va la vie qui va héhé

Posté par mehandre à 17:48 - Jeu des titres - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2008

Le jeu des titres / Prise 1

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Titre de la semaine et du jeu : Folles confidences sur l'oreiller

Tu sais, je me demande parfois pourquoi je te raconte ceci ou cela. Il m'arrive parfois d'être contradictoire. Je suis heureuse d'avoir cette tête pour m'appuyer quand je ne vais pas bien comme maintenant.

Mon passé n'est pas simple, souvent douleureux. Parfois je n'ai pas choisi les meilleurs chemins, ni les meilleures fréquentations. Je me sens vieille, malgré mon jeune âge. Parfois, je te dirais que je pourrais t'en montrer, te traumatiser. Peut-être que pour mon âge j'ai trop vu... ou encore pas assez.

Chaque jour je me lève avec cette rage de vivre et pourtant mon corps ne veut jamais suivre. Chaque personne qui me rend visite me sens coupable d'être dans mon état. Je dois jouer la positive. Rester forte et toujours sourire. Excusez les maux que certains m'ont causés parce que je ne veux pas les voir partir encore plus malheureux qu'ils ne le sont.

Je ne suis pas en mesure de juger de la peine des autres, parce qu'un petit mal pour certain peut-être la fin du monde pour d'autres. Je connais certains qui se remette d'un deuil en quelques heures. Est-ce que c'est un signe de force ou une sécheresse du coeur?

J'aimerais parfois que la terre arrête de tourner. Le temps est relatif. Parfois, dans cette chambre d'hopital stérile, je le trouve incroyablement long et il n'y a même pas assez de fissures au plafond pour me désennuyer. Et pourtant j'ai le vertige a voir ce peu de jours qu'il me reste dans ce monde. Le silence de cette nuit m'apaise et me fait mal...

Un jour prochain je serai cette étoile et bien que je ne crois pas à l'ésotérisme et toutes ses bétises, je compte bien être l'étoile sur qui les gens s'apuierront lorsque ça ne va pas, comme tu le fais présentement pour moi à cette heure macabre et fade de ma vie.

Que pourrais-je faire sans toi qui m'a vu grandir et qui me voit mourrir?  Pourquoi est-ce si difficile de vous dire que je vous aime, que je m'excuse, que je souffre et pourquoi je me suis tant tue alors que plus d'une fois j'aurais dû hurler mes pensées? Merci Risonson. Tu es le meilleur ourson en peluche de la terre..."

Ceci est un petit clin d'oeil pour mes étoiles à moi. J'ai une petite affection macabre pour la mort. Ne vous inquiétez pas ce n'est pas malsain. Après tout, j'ai le meilleur toutou au monde pour m'aider et m'épauler ;)

Mica, qui ne t'a jamais oublié 

Posté par mehandre à 17:45 - Jeu des titres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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